Le traitement de la sécheresse oculaire par larmes artificielles se fait généralement sous forme de gouttes ou de gels appliqués à la surface de l'œil. Le terme « injection de larmes artificielles » est parfois employé de manière informelle pour désigner la pose de bouchons lacrymaux ou d'implants intracanaliculaires, plutôt que de véritables injections dans l'œil.
Bouchons et inserts lacrymaux
Les bouchons lacrymaux sont de minuscules dispositifs insérés dans les orifices d'évacuation des larmes afin de ralentir l'écoulement des larmes et de maintenir une meilleure hydratation de l'œil. Certains implants intracanaliculaires libèrent lentement des agents lubrifiants ou médicamenteux dans le film lacrymal.
- La pose est effectuée en clinique sous anesthésie locale par gouttes.
- Les bouchons peuvent être temporaires (dissolvables) ou en silicone, pour une durée de vie plus longue.
- Elles sont utilisées lorsque les gouttes classiques ne procurent pas un soulagement suffisant.
- Les effets secondaires occasionnels incluent un écoulement nasal excessif, une irritation ou l'extrusion du bouchon.
Rôle dans la prise en charge de la sécheresse oculaire
Ces interventions font partie d'un plan de traitement progressif de la sécheresse oculaire qui comprend également des lubrifiants, l'hygiène des paupières, des mesures d'hygiène de vie et, parfois, des gouttes ophtalmiques sur ordonnance. Les injections intraoculaires ne sont pas utilisées à des fins de simple lubrification.
- Les patients doivent comprendre que les bouchons complètent les soins de surface, mais ne les remplacent pas.
- Un contrôle régulier permet de s'assurer que les prises restent correctement positionnées et efficaces.
- L'infection ou la canaliculite après la pose d'un bouchon est rare mais traitable.
- La gravité et la cause de la sécheresse oculaire déterminent si l'occlusion des points lacrymaux est recommandée.